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5 points clés pour créer une vidéo

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YouTube au petit-déj’, Netflix à midi, Ciné en soirée… Nous consommons de la vidéo de plein de manières différentes. Sur un écran de smartphone ou dans une salle Imax, les dimensions des écrans sont ultra-variées. Du TikTok de 30 secondes au film de plus de 2 heures, toutes les durées existent. Aujourd’hui la vidéo est omniprésente et multiformat. Et pourtant, il existe des règles génériques qui fonctionnent presque à tous les coups lorsque l’on veut créer une vidéo de qualité. Bien évidemment il s’agit là de conseils génériques et de règles qui peuvent être contournées lorsque l’on maîtrise déjà le sujet.

Bien capter l’image

Même si les logiciels de traitement et de montage vidéo sont de plus en plus poussés, pour une bonne recette il faut de bons ingrédients et pour une bonne vidéo il faut capter de bonnes images. Mais c’est quoi une bonne image ? Au-delà de la question esthétique qui est très subjective, il y a néanmoins des éléments objectifs à prendre en compte.

Pour pouvoir avoir une image facile à exploiter ensuite, essayez de soigner l’éclairage de la scène au moment de filmer. Cela permettra d’avoir une matière plus facile à traiter ensuite. Avec une bonne lumière vous pourrez aussi fermer l’objectif de votre caméra et donc gagner en profondeur de champ pour faciliter la mise au point. Prenez aussi le temps de réfléchir à votre cadrage. Si vous débutez et que vous ne savez pas exactement comment vous aller traiter une scène, il est peut-être préférable de filmer assez large pour ensuite zoomer dans le logiciel. L’inverse ne sera pas possible. De la même manière, essayez de filmer en utilisant un pied ou un élément pour stabiliser l’image. Les travellings c’est toujours chouette mais ça demande un peu de maîtrise (et aussi un peu de matériel). Et si certains films d’action aiment la caméra épaule pour donner une impression de dynamisme au cœur de la scène, vous n’êtes peut-être pas en train de réaliser le nouveau Jason Bourne.

Une image bien cadrer, bien éclairer et qui ne tremble pas, ce n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus créatif mais ça permet de s’assurer d’avoir quelque chose de « propre » et de plus facile à retravailler par la suite. Vous aurez peut-être l’impression que c’est un peu plat mais les étapes suivantes donneront du relief.

Pensez également à enregistrer un son de bonne qualité. Sans le bon matériel c’est parfois difficile mais cela jouera énormément sur le résultat final.

Étalonner

Si vous avez filmer dans plusieurs endroits, ou à plusieurs moments de la journée, vous aurez probablement besoin d’étalonner votre projet. Imaginez un dialogue qui commencerait avec une grande lumière et finirait avec une ambiance plus sombre simplement parce que vous avez monté des prises faites à 3 heures d’intervalle. Le spectateur ne comprendra pas ce qui s’est passé et risque d’être perdu. Lorsque vous montez un projet, il est donc important d’assurer une cohérence dans la lumière et la couleur de la scène mais aussi dans le projet au global. Les logiciels comme Adobe Premiere Pro permettent de retravailler la colorimétrie d’une image afin de permettre cette cohérence. Le travail peut demander un peu d’entrainement et de concentration mais il donnera du corps à votre vidéo en effaçant une impression de puzzle d’images venues de plusieurs sources.

Cet étalonnage peut être là pour reproduire fidèlement la lumière et les couleurs qu’il y avait lors de la captation de la scène. Mais il peut aussi servir de manière plus créative pour créer une ambiance en renforçant par exemple les teintes rouges ou les teintes bleues pour agir comme un filtre. Dans Blade Runner 2049 par exemple, la couleur orange est très présente et suffit à créer l’ambiance « martienne » du film.

L’étalonnage peut être complété par des effets plus marqués pour obtenir un rendu plus précis. Si vous faites un cours métrage sous forme de found footage des années 80, vous aurez peut-être envie de poser un effet VHS.js

Mixer le son

On a parfois tendance à l’oublier mais le son d’une vidéo est tout aussi important que l’image… parfois plus. Le point essentiel est d’harmoniser le volume. Vous n’avez pas envie d’arracher les oreilles du spectateur en envoyant une musique au volume max après un dialogue à peine audible. Cet équilibre permet d’avoir une base homogène sur laquelle travailler. Vous pouvez ensuite décider de faire ressortir un peu plus certains éléments, une sonnerie de téléphone, des bruits de pas, une porte qui claque pour créer une ambiance.

Si vous avez enregistré vous-même le son, vous pouvez assez facilement faire un premier nettoyage afin d’effacer un éventuel bruit de fond ou un écho non désiré. À l’inverse, si vous avez filmé une scène dans une église mais que vous avez enregistré les dialogues dans un studio, peut-être qu’il serait bon d’ajouter un petit effet pour faire raisonner la voix de vos personnages. Mais comme toujours lorsqu’il s’agit d’effets : n’ayez pas la main trop lourde et ajustez progressivement.

Donner le bon rythme

Que vous montiez un film de 2 heures ou un clip de 3 minutes il est important de savoir gérer le rythme. Évidemment il ne doit pas forcément être le même tout le long de la vidéo mais, qu’il soit constant ou progressif, il doit être cohérent avec ce que vous voulez montrer, raconter ou faire ressentir. Mais il ne doit pas être fait au détriment de la lisibilité de la scène. Pour de l’action les cuts peuvent donner un sentiment de vitesse mais il ne faut pas en abuser. À l’inverse, pour une scène dialogue avec de l’émotion vous pouvez faire respirer le montage. Mais ne tombez pas dans le contemplatif excessif. Le montage est un exercice subtil et la sobriété est souvent la bonne attitude pour débuter. On ne peut pas égaler Spielberg dès le début !

Jouer avec les transitions

Lorsque vous montez votre vidéo et que vous avez assemblez vos scènes sur la timeline vous aurez peut-être l’impression que les enchainements sont un peu brutaux. Il vous faut peut-être quelques transitions. Les fondus peuvent apporter une petite touche qui viendra renforcer le rythme de votre vidéo. Le fondu au noir permet par exemple de créer une respiration entre deux scènes. Mais lorsque vous faites une transition, à nouveau, pensez au son. Alors que l’écran est noir, une musique, une ambiance sonore voire une phrase peuvent perdurer pour terminer la scène en douceur.

Une transition plus douce peut aussi faciliter la lecture par le spectateur et l’aider à mieux suivre ce que vous lui présentez. Si vous montez une conférence filmée avec plusieurs caméras, la présentation est probablement assez posée et des passages trop bruts d’une caméra à l’autre pourraient ne pas être cohérents avec le rythme du discours. Passez d’un plan à l’autre avec un fondu enchainé amènera peut-être une fluidité bienvenue.

Et tout ça dans un workshop

Pour se familiariser avec toutes ces notions, les étudiants en 3e année de bachelor design graphique ont participé à un workshop dédié à la création vidéo. Durant plusieurs jours ils ont pu prendre en main les logiciels Adobe Premiere Pro et Adobe After Effects. L’objectif : mettre en application toutes ces notions en composant le générique d’une série TV fictive.

Voici deux des projets réalisés en conclusion de leur semaine dédiée.

Projet par Ahmala Mane, Jean-Antoine Koudogbo, Luca Demontis, Roselyne Fabert et Léo Colomina

Projet par Sarah Innocent, Angélique Redon, Mailie Briongos et Salomé Pinel

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